été notée lors d'enquêtes sur de grands échantillons (soit des centaines de
milliers de jeunes recrues à qui on faisait par ex. passer le Army Alpha Test
lors des deux guerres mondiales, ou des milliers d'enfants et adolescents
testés pour effectuer la standardisation de la WAIS, etc.)
" Cette approche repose sur la conception suivante du langage :
chaque individu développe une fonction symbolique générale, qui
atteint un niveau donné d'efficacité dans le codage et la
compréhension du réel. Cette fonction de représentation peut se
décrire comme l'une des dimensions de l'intelligence. . .
La notion de capacité verbale tend à situer le déterminisme des
différences observées au niveau de l'individu. Les groupes sociaux
comparés quant au niveau moyen de langage sont constitués
d'individus qui présentent certaines caractéristiques personnelles et
familiales communes ; c'est le partage de ces caractéristiques qui
est invoqué pour expliquer que les membres du même groupe
possèdent des capacités verbales semblables, et non un
déterminisme plus large, lié, par exemple, à la structure de la
société et aux rapports sociaux qui en découlent " (Espéret, 1987,
p.332).
Différences sociales dans les processus de construction du langage
Cette deuxième approche s'inscrit dans le sillage de la psycholinguistique
développementale, et met l'accent non plus sur l'étude des différences
observables au niveau des productions verbales des sujets, mais sur les
processus précoces qui sont ou pourraient être responsables de telles
différences. Plusieurs travaux (e.g., Nelson, 1973, 1981), ont clairement
montré que tous les enfants ne passaient pas exactement par les mêmes
étapes, selon les mêmes mécanismes, dans leur développement langagier ; en
particulier, selon le type d'interaction précoce avec l'entourage, chaque enfant